06/05/2019 Press release

Biolubrifiants : l’enjeu environnemental

Un litre d’huile peut polluer jusqu’à 1 000 000 de litres d’eau. Voilà pourquoi la question des biolubrifiants est un réel enjeu de développement durable. Qui n’est pas sensibilisé à la nocivité des produits chimiques utilisés par les industriels, agriculteurs et consommateurs. L’heure est à l’utilisation raisonnée des produits par nos machines. Les biolubrifiants n’échappent pas à cette règle, écolabellisés depuis de nombreuses années, ils font parti du paysage industriel et agricole des professionnels. Mais connaissez-vous réellement les biolubrifiants ?

 

Biolubrifiants : une définition précise

On appelle biolubrifiants des huiles biodégradables, peu toxiques et capables de se décomposer rapidement par des organismes vivants. Ils respectent par conséquent les hommes et les milieux naturels, notamment la faune et la flore aquatiques. Il en existe deux types :

- Les huiles végétales (principalement celles de colza ou tournesol) : économiques et biodégradables à presque 100%.

- Les esthers synthétiques (fabriqués à base d’huiles renouvelables dérivées de produits minéraux) : plus résistantes à l’oxydation, leur durée de vie est plus longue.

Les biolubrifiants font l’objet d’un Eco-Label depuis 2005, une règlementation européenne garantissant aux consommateurs que le produit utilisé remplit les critères de protection de l’environnement. Ce qui implique que les huiles sont :

  • composées d’un fort pourcentage en huiles de base renouvelables

  • biodégradables

  • non toxiques pour l’environnement

En parallèle, la loi d’orientation agricole de 2006 interdit l’utilisation d’huiles fossiles là où elles peuvent être remplacées par des biolubrifiants, notamment dans les zones naturelles à risque, comme les forêts. Vient s’ajouter à cette loi la taxe générale sur les produits polluants depuis janvier 2008, qui pénalise les huiles à utilisation perdue (graissages pour systèmes ouverts, huiles de tronçonneuse, etc.), sauf celles qui respectent l’Eco-Label européen.

Pour résumer les biolubrifiants sont très encadrés et sont à privilégier voir obligatoires dans certains contextes.

Quand utiliser des biolubrifiants ?

Les lubrifiants biodégradables sont en général utilisés dans des secteurs d’activité où la récupération est quasi impossible, ou susceptibles d’être rejetés dans la nature. On distingue les huiles à usage perdu, comme les graisses de chaînes de tronçonneuse, les huiles de moteurs 2 temps ou les huiles de démoulage, mais aussi les huiles hydrauliques et les graisses, sujettes à d’éventuelles fuites accidentelles dans le sol. Les usines les utilisent pour le travail des métaux  et le secteur de la construction pour le décoffrage du béton. L’enjeu étant de rendre ces huiles végétales bien plus accessibles, avec une meilleure distribution.

Parce que chez Total, la préoccupation environnementale est importante, nous avions participé en 1996 au groupe de réflexion qui a mené à la loi sur l’Eco-Label de 2005. Et aujourd’hui, nous appliquons cette réglementation aux biolubrifiants.

Les biolubrifiants sont adaptés aux milieux aquatiques, montagneux, agricoles et forestiers. Depuis 2008, leur utilisation est rendue obligatoire dans les zones protégées comme les forêts, lacs et cours d’eau. Autant dire que la géographie de la Réunion se prête particulièrement à cette utilisation.

 

Quels sont les avantages d’utiliser des biolubrifiants ?

Par rapport aux lubrifiants traditionnels, l'utilisation de biolubrufiants présente plusieurs atouts :

  • respect de l’environnement

  • rationalisation de la productivité

  • baisse des coûts de maintenance

  • hausse de la durée de vie du matériel et protection des pièces contre la corrosion

  • économie d’énergie et augmentation des intervalles de vidange pour les matériels

  • risques de pollution diminués, sécurité et respect des utilisateurs.

Reste cependant à résoudre la problématique liée à l’image des performances techniques des huiles végétales, comparées aux huiles minérales traditionnelles. Un véritable bras de fer entre industriels qui freine la visibilité des biolubrifiants sur le marché. Pourtant les performances de ces biolubrifiants ont énormément évoluées ces dernières années et sont aujourd’hui au moins aussi efficaces que les huiles traditionnelles.

Même si le coût de ces huiles biodégradables est plus élevé que leurs consoeurs minérales, il n’en reste pas moins que sur le long terme, le gain est plus avantageux tant pour les machines que pour l’environnement. Reste à harmoniser les logiques industrielles actuelles et les fortes recommandations à respecter notre environnement. Des entreprises, comme Total, s’engagent dans ce processus depuis de nombreuses années et commercialisent des biolubrifiants performants qui respectent l’Eco-Label et les autres normes en vigueur. Ne reste plus qu’à vous renseigner auprès de nos services !